mardi 30 octobre 2007

La Paz

Nous voilà stationnés depuis une semaine dans la capitale de la Bolivie, La Paz. Cette ville est incroyable, elle est bâtie dans un large canyon, de 3200m à 4000m. Autant vous dire que les quartiers des riches sont tout en bas de la ville et les pauvres en haut, sur l'Altiplano, à 4000m exposés au vent, au froid et au manque d'oxygène... Comme on trouve de tout ici, on a profité pour faire le plein de nourritures européennes (salades, pizzas, pâtisseries, etc...). Après toutes les truites avalées au lac Titicaca, ça faisait du bien. On devait partir dans la jungle pour 4 jours de folie mais notre vol a été annulé à cause des pluies qui s'abbattaient sur l'Amazonie donc changement de programme.


Visite de la plus haute piste de ski du monde, Chacaltaya, à 5400m! On est parti à 4 dans un petit bus pour rejoindre le bas de la piste. On a marché jusqu'au sommet et on s'est "baladé" sur les 2 sommets voisins, aux alentours des 5400m avec une température proche des 0 'C. On n'a malheureusement pas pu y chausser des skis car il n'y a plus grand chose de neige là-bas. La faute à un gros trou dans la couche d'ozone situé juste au-dessus de cette montagne. Devant nous, la Cordillère Royale nous dévoilait ses neiges éternelles avec le Huayan Potosi et ses 6088m. Et au loin, on pouvait même y admirer le Lac Titicaca. On a fini la journée à 3000m par plus de 30 ·C dans la vallée de la lune avec ses décors fascinants de formation géologique qui doit son aspect à l'érosion, plusieurs fois millénaire, par le vent et la pluie.

Descente en VTT de 64 km depuis la Cumbre (4800m) jusqu'à Coroico (1500m) sur la route la plus dangereuse au monde. En effet, cette route sinueuse bordée de précipices était la plus meurtrière car il n'y avait pas de place pour se croiser (une voie). Désormais, une nouvelle route asphaltée existe pour les véhicules même si quelques camions empruntent toujours l'ancienne car elle est plus courte. Même sans circulation, elle reste impressionnante. Je suis arrivée à suivre le groupe composé de 6 gars dont 4 professionnels, Yes! Au départ nous avons bravé la neige, puis la grêle et un déluge que le guide n'a pas vécu depuis 4 ans. On était trempe de la tête aux pieds, même nos chaussures en Gortex n'ont pas supporté. Mais quelle belle expérience. On a fini par sécher au soleil, au bord de la piscine dans un superbe hôtel de Coroico.

vendredi 26 octobre 2007

Bolivie-Copacabana

Après notre traversée pédestre de la frontière Pérou-Bolivie, nous avons rejoint la station balnéaire bolivienne de Copacabana au bord du lac Titicaca. Petite ville sympa, peu de circulation, on se serait cru au bord de la Méditérannée. A peine 3h00 après notre arrivée, devinez qui c'est qu'on a croisé: 2 dzots (voir photo). A la première personne qui trouve leurs noms, c'est un souper en 2008 au palace de Chavannes avec les 2 concerné(e)s.


On se serait donné rendez-vous, on ne se serait jamais rencontré!

jeudi 25 octobre 2007

Notre périple au Pérou

Le lac Titicaca

Puno (3850m d'altitude) est le port d'embarquement pour les îles flottantes, les îles d'Amantani et de Taquile sur le lac Titicaca et c'est aussi notre dernière étape au Pérou avant la Bolivie.

Depuis ici nous avons profité de sillonner Sillustani à 4000 m d'altitude. Ce site se trouve sur une presqu'île qui s'avance dans une magnifique lagune. Aux époques pré-inca et inca, c'était réservé à un petit nombre d'initiés. En choisissant cet endroit comme dernière demeure, ils cherchaient à se rapprocher du ciel. On y trouve une cinquantaine de tombes funéraires. Ces monuments mesuraient plus de 12m de haut. On faisait rentrer le mort à l'est, l'est étant symbole de la vie (levé du soleil), donc réincarnation. Certaines tombes possèdent des animaux gravés dans la pierre. Sur le retour nous sommes allés visiter une maison typique de la région en y dégustant des patates fries, du thé et du fromage de la vaca (ça ressemble à du cerac).

Le lendemain, nous avons embarqué avec d'autres touristes sur un bateau pour une visite de deux jours sur le Lac Titicaca (prononcé Titi-haha qui signifie puma gris ou roc du puma). Titicaca est le lac navigable le plus élevé du monde, à plus de 3820m d'altitude. Il était considéré sacré par les anciennes cultures andines, tant que pour les quechuas que pour les aymaras. De ses eaux auraient surgi le couple fondateur de l'Empire Inca: Manco Capac et Mama Occlo.

Nous avons retrouvé durant ce séjour, les 2 colombiennes qu'on a rencontrées dans le train du Machu Picchu et rencontrés 2 suisses romands ainsi que 2 espagnols de Barcelone.

Direction les îles Uros. Appelées ainsi à cause des premiers habitants de ces îles flottantes qui les ont construites pour échapper aux Incas, la tribu rivale. La caractéristique de ces îles est qu'elles sont artificielles. Elles sont constituées de tortora, sorte de jonc. La partie blanche est tendre et se mange. Son goût est neutre. Le reste est posé simplement sur le sol. Un radeau est ainsi constitué. Il faut refaire la couverture de tortora plusieurs fois par an, ce qui ne pose pas de problème car la plante pousse abondamment dans le lac. L'épaisseur atteint environ 80cm. Des poteaux en bois d'eucalyptus sont plantés dans le fond du lac et des cordages relient l'ensemble. Ceci pour éviter que l'île ne soit chassée par le vent et se mette à deriver jusqu'en Bolivie.

Sur les îles, un mirador est construit, il permet d'appercevoir les embarcations qui arrivent. Le sol est souple, et donne l'impression de marcher sur un matelas. Les Uros utilisent les barques en tortora mais aussi en bois. Les habitations sont également réalisées en roseaux. Le petit âtre en terre cuite permet de faire du feu et de cuire les aliments sans brûler l'île flottante! Sur certaines maisons, il y a des panneaux solaires. Le gouvernement a fourni à chaque village et maison un panneau de ce type pour fournir un peu d'électricité et s'éclairer la nuit. Sur chaque île se trouve une "famille". Si une personne ne s'entend plus avec sa famille, elle part vivre sur une autre île en embarquand sa maison! Ils peuvent même cinder l'île en 2 si un conflit important survient dans la "famille".

Puis, nous nous sommes dirigés sur l'île d'Amantani. Endroit sauvage, pauvre, sans voiture, on s'y déplace à pied, avec une vue incroyable sur le lac qui ressemble plus à la mer avec sa superficie et sa couleur. Nous avons logé une nuit chez l'habitant avec les 2 espagnols de Barcelone. Préparation du dîner typique avec à disposition une poêle, de la vaisselle en poterie sur un feu de feuilles d'eucalyptus. Cuisson sous aucune hotte, donc imaginez la fumée dans la cuisine.

Nous avons dégusté une soupe de légumes et de céréales de quinua puis une assiette de 3 sortes de pommes de terre, fromage (genre féta coupé en petits morceaux, mélangé avec des oignons et tomates). Un régal. PA a aidé à plucher une pomme de terre avec son couteau suisse. Pour le souper, une omelette de légumes, des papas fritas et du riz. Au petit déj, une crêpe-confiture, du pain et tout cela accompagné à chaque fois d'un thé de mouña (bon pour tous les maux, comme la coca). Il n'y a pas d'eau courante, donc toilette à l'eau froide, éclairage à la bougie et WC dans une petite cabane à côté d'un troupeau de moutons. On a adoré. Pour les remercier, nous sommes allés dans un petit magasin leur acheter du pain et du lait en boîte car pour eux c'est très cher.

Lendemain visite de l'île de Taquile (3950m).
Ile importante pour ses vestiges archéologiques, ses lieux sacrés et cérémoniaux, ses activités festivales et rituelles, la vie quotidienne de ses habitants, consacrés à l'agriculture, aux textiles et à la pêche ou nous y mangeons une trucha et du riz avant de rentrer sur Puno.

Nous avons dû passer une nuit de plus à Puno, car le dimanche 21 octobre 2007, le gouvernement péruvien a procédé à un recensement national. Du coup, on a changé d'hôtel et nous avons été manger avec Christophe et Mélanie (suisses romands). Le recensement incluait tous les touristes qui vivaient ou voyageaient au Pérou. Du coup, on a passé notre journée sur internet à avancer notre blog car tout était fermé de 8h00 jusqu'à 18h00 et aucun bus, aucune auto ne circulaient durant cette période dans tout le pays.

Le Machu-Picchu

Il n'y a pas grand chose à dire, c'est magnifique, majestueux, impressionnant, comment ont-ils fait??? Pour les connaisseurs, sachez qu'on a pris le bus pour monter et descendre au site mais qu'on a marché (escaladé parfois) les miliers d'escaliers qui mènent au Wayna Picchu, à la Grand Caverna et au temple de la Lune... Y a pas grand chose d'autre à dire, on vous laisse admirer nos superbes photos ;-))

Le site du Machu Picchu avec au fond, le Wayna Picchu.

On admire la finesse du travail

"Séquence vertige" depuis le Wayna Picchu

Notre chemin de l'Inca

Comme le vrai chemin de l'Inca était complet jusqu'en décembre et que les autres trecks de remplacement ne nous intéressaient pas, on a décidé de faire notre propre chemin de l'Inca. Bon, il faut dire que la pluie (1 jour sur 2) et la température nocturne voisine du 0 ºC nous ont un peu aidé dans notre choix. On est donc parti de Cuzco en collectivo (break-taxi qui part dès qu'il est plein, 4 ou 5 personnes à bord) pour rejoindre le site de Moray.


On décrouvre trois espèces d'amphithéâtres composés de plusieurs terrasses (encore) disposées en cercles concentriques. La position des terrasses crée toute une série de microclimats. La température est plus élevée au fond du site et diminue au fur et à mesure que l'on remonte d'une terrasse. À première vu ça ressemble à une construction extraterrestre, c'est incroyable. En fait, c'est un ancien laboratoire agronome inca. Les microclimats (une bonne vingtaine) permettaient de cultiver toutes sortes de légumes et plantes. Chaque niveau est accessible grâce à un système d'escaliers implantés directement dans les murs et bien sûr, tout cela était parfaitement irrigué. Le site est perdu sur le plateau andin et il n'y avait pas plus de 20 touristes, le paradis.


Après avoir marché un moment et s'être (P-A) trompé de route, on prend un taxi pour rejoindre les Salinas. On arrive dans une vallée encaissée où souffle un vent constant et violent. C'est le choc, le spectacle est à couper le souffle (le notre, pas celui du vent) 4000 bassins blancs sel répartis sur le flanc de la vallée rouge ocre. On est dans un autre mondre, c'est sûr. On déambule entre les bassins et les travailleurs (on y exploite toujours du sel) et cette fois-ci, on est les seuls gringos. Quand on pense que certains bassins étaient déjà exploités par les incas, ça laisse songeur. On va descendre à travers tout le site, traverser le riò Urubamba pour arriver dans la vallée sacrée et marcher jusqu'à ce qu'un collectivo s'arrête et nous en emmêne à Ollantaytambo, point de départ pour le Machu Picchu...

dimanche 21 octobre 2007

La vallée sacrée

C’est une vallée qui part de Pisac et suit le cours de la rivière Urubamba jusqu’au petit village de Ollantaytambo. On visite tout d’abord le site de Pisac qui comptent 3 types de constructions : agricoles, religieuses et militaires. Le site devait protéger l’entrée sud de la vallée. En arrivant sur le site, on est tout d’abord frappé par le nombre de terrasses qui tapissent le versant de la montagne. On a une vue magnifique sur la vallée et en regardant le sommet, on aperçoit des constructions, des murailles, des temples, c’est superbe. On visite le quartier sacré c’est-à-dire le temple du soleil (Intihuantana). On le reconnaît facilement car les pierres sont taillées avec soins et précision. Le temple est en fusion avec la roche car au centre il y a un calendrier solaire sculpté dans le rocher ! Il y a aussi le temple de la Lune et le traditonnel autel de sacrifice pour animaux. Tout le long de la paroi rocheuse, on distingue des trous. Ce sont des tombes incas malheureusement pillées par les conquistadors.





On visite la forteresse d’ Ollantaytambo. C’est de là que part le chemin de l’Inca pour le Machu Picchu. Cette forteresse est perchée en haut de splendides terrasses incas. Manco Capac se serait réfugié ici après que les espagnols aient envahi Cuzco. Une fois de plus, ce site démontre la maîtrise inca pour la construction. On aperçoit encore les restes de ce qui étaient les rampes qui permettaient d’amener les grosses pierres en haut du site. Ces pierres provenaient évidemment de la vallée voisine (pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué !). Dans le bas du site, il y a tout un ingénieux système de rigoles qui ressemble à un complexe de bains genre les Bains de la Gruyères (ou de Charmey pour les puristes). Le village est tout aussi beau. C’est le seul qui ait conservé le plan de la ville inca. On trouve pleins de maisons avec les fameuses portes trapézoïdales et au milieu des ruelles, le pavage et les rigoles d’évacuations des eaux sont originels ! On y serait bien resté un jour ou 2.



C’est à Chinchero, à 3800m que ce termine cette belle journée. Un petit village rempli de vestiges incas (murs, terrasses, etc…) qui tient un marché artisanal coloré comme on en trouve seulement ici. La visite commence par une démonstration de filage, de coloration et de tissage de laine d'alpaga selon la tradition par les femmes du village dans leur habits typiques. Pas de machine à tisser, tout ce fait à la main et c'est magnfique. Il fait froid, les sommets qui nous entourent culminent à plus de 5000m, ils sont d’ailleurs tous enneigés. On se balade dans les ruelles et sur la place du marché à la recherche de notre souvenir péruvien et devinez quoi, on l’a trouvé ! Mais on vous dira pas ce que c’est…

Cuzco

Cuzco signifie Nombril du Monde en Quechua. Située à 3400 m d'altitude, cette ville est entourée de montagnes brunes (pas de neige!). Cuzco est avant tout la capitale de l'Empire inca mais c'est aussi une belle ville coloniale. Les constructions des espagnols s'appuient, s'adossent ou utilisent les matériaux des anciens palais des incas. Le centre de la cité se compose de belles maisons coloniales avec des balcons en bois sculptés, alignées le long de ruelles étroites et de places soignées aux gros pavés.

On a passé 4 jours à se balader dans les rues bordées par de magnifiques mûrs incas et à visiter les musées de la ville avant de s'attaquer aux différents sites sites archéologiques des environs: Sacsahuamán, Kenko, Puca-Pucará et Tambomachay. Il y fait bon y vivre mais c'est quand même beaucoup trop touristique à notre goût, cela devient écoeurant après 5 jours...



Sacsahuamán: c'est une forteresse ou temple inca au nord de la ville très célèbre pour ses énormes blocs de pierre (certaines pèsent plusieurs dizaines de tonnes). Il y a 3 murailles cyclopéennes, étagées en zigzag (dents de scie), au milieu d'une grande esplanade. On grimpe les différentes terrasses par des escaliers situés dans les murs des terrasses. Une hypothèse avance que des dizaines de miliers de personnes (généralement des peuples vaincus) travallaient en même temps pour réaliser de tels travaux.

C'est ici que se déroule tous les 24 juin la fête du Soleil, L'Inti Raymi.



Kenko: important sanctuaire rupestre. Aménagé par Huayna Capac lors de la naissance de son fils Huascar. Il était consacré au culte du Puma (dieu de la guerre). C'est un énorme rocher monolithe qui avait la forme d'un puma (on ne l'a pas vu, il fallait l'imaginer). Derrière celui-ci, un amphithéàtre avec une vingtaine de sièges qui permettait aux dirigeants et grands prêtres d'attendre le résultat de l'oracle quand ils envisageaient de se lancer dans une guerre. On traverse un tunnel, il y a une sorte de table où l'on sacrifiait les animaux et un orifice ou se trouvait une momie. Ce site est impressionnant par sa conception originale car c'est tout le rocher qui est sculpté et utilisé comme "bâtiment", ce qui est rare dans la civilisation inca.

Tambomachay: le bain de l'Inca. Trois terrasses avec des murs d'énormes blocs dont la qualité de construction laisse supposer que c'était un lieu culturel important. L'Inca venait pour la source sacrée qui coule de terrace en terrace et pour y accomplir certains rites religieux. C'est tout simplement magnifique!

Puca-Pucará: la forteresse rouge car ses pierres sont ocres. Poste de défense avancé par Cuzco. On ne s'y est pas arrêté parce que 4 personnes du groupe avaient le mal d'altitude, on est rentré sur Cuzco après avoir visité Tambomachay.

jeudi 11 octobre 2007

Arequipa - Canyon de Colca

Une ville agréable située à 2300m d'altitude. Arequipa signifie " l'endroit derrière la montagne pointue" car elle se situe au pied du volcan Misti (5825m).
Depuis cette ville, nous avons organisé un voyage de 2 jours en bus et un mini trekking dans le canyon de Colca (le plus profond canyon du monde, plus de 4000m). On a pris le bus avec 30 autres touristes pour sillonner la route entre Arequipa et le canyon de Colca. Pampa désertique où l'on a croisé des troupeaux de moutons, lamas, alpagas et vigognes. Au fait, vous connaissez la différence entre ces 3 derniers animaux?

On a "essayé" pour la 1ère fois les feuilles de coca (légal ici et en Bolivia). Dans le bus, petite leçon pour apprendre à les chiquer (beurk) pour passer le col de Patapampa (4910m) pour éviter le mal d'altitude. Pas mal du tout, on n'a pas eu de mal de tête ou autres symptômes car les feuilles nous ont fait du bien ou on est de vrais montagnards, debleu? A oui, on a quand même eu la langue et les joues légèrement anestésiées pendant la mastication. Mais rien d'alarmant. Généralement, elles sont utilisées pour le mal d'altitude mais aussi pour soigner différents maux, pour aider la digestion, anestésier et comme coupe faim.


Revenons à notre col que nous avons traversé où sont dressées de nombreuses apachetas (amoncellements de pierres destinées aux divinités de la montagne et qui portent chance) et où nous avons pu apercevoir le volcan Sabancaya (5976m). Il entra en éruption en 1995 et provoqua la fonte des glaces de l'Ampatao ce qui a permis à une équipe d'archéologues de trouver la momie Juanita (une jeune fille inca de 12-14 ans qui fut sacrifiée au sommet) bien conservée par la glace.

Après un dìner-buffet, on a quitté le groupe avec une sud-africaine et un australien pour aller faire notre mini trekking dans le canyon. On y a découvrert une nouvelle végétation, des fruits délicieux, des terraces incroyables remplies d'histoire puis on a piqué une tête dans des bains de sources thermales naturelles. Nous avons terminé en mangeant de l'alpagas dans notre petit lodge perdu au milieu du village de Yanque. C'était magique. On était seul au monde.

Lendemain 5h00 du mat', on est réveillé par les cloches de l'église et à 6h30 on rejoint les autres pour repartir à la Croix du Condor. Célèbre point de vue sur le canyon de Colca pour y voir des condors qui apprécient les courants d'air chaud qui y circulent. On les voit entre 8h30 et 10h00 avant qu'ils partent chasser. Malgré la masse de touristes, le spectacle est incroyable.

On rentre sur Arequipa, on oublie les feuilles de coca, et paf, à tour de rôle on saigne du nez. Pas de soucis, on a une péruvienne qui prend la pression à Jess et qui lui fait sniffer de l'alcool médical. Très sympatique son aide, on rigole bien mais je saigne toujours du nez et en plus j'ai mal à la tête avec ce que j'ai inhalé.


Dimanche soir, arrivée à Arequipa, nous avons été manger un repas très copieux dans un restaurant tenu par un suisse. Service, WC, propreté impec' comme "chez nous". En soupant, vers 19h30, nous avons assisté depuis "notre balcon" à un mariage péruvien. Feux d'artifices pendant la cérémonie, puis une photo de groupe devant l'église et les mariés s'en vont dans une coccinelle noire faire le tour de la ville pendant que les invités les attendront chez eux pour la continuation de la soirée. Nous, nous retrouvons notre lit pour un sommeil bien mérité.